Jyu Oh Sei
Jyu Oh Sei - La planète du roi des bêtes
Genre : S.F. - drame (beaucoup. Vraiment beaucoup) - romance - "darwin est mon ami"
Manga :
Année de production : 1993
Auteur : Natsumi Itsuki
Volumes : 5, série terminée, non traduite en français
Anime :
Année de production : 2006
Studio : Bones
nombre d'épisodes : 11, série terminée
Chara-design : Koji Aisaka
Musique : Hajime Mizoguchi (Monsieur Yoko Kanno)
Opening : Deep in your heart par Koichi Domoto
Ending : Te wo tsunaide par Yônha
Mise en scène : Hiroshi Nishikiori
Site officiel : ici
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L'histoire :
Deux jumeaux (oui, pléonasme, je sais) Thor (le dominant) et Rai (le dominé) sont jetés en prison après le meurtre de leurs parents scientifiques. Meurtre perpétré par les forces spéciales censées les protéger. Histoire de rigoler un peu, la prison est une autre planète, ultra-hostile qui sert de geôle à ciel ouvert aux criminels les plus dangereux. L'unique continent est divisé en quatre territoires, chacun possédé par des groupes se rassemblant selon leur apparence physique. Le seul moyen de rentrer chez eux est de devenir le Jyu Oh Sei, le roi des bêtes ce qui consiste quand même à trucider les quatre chefs en présence. Ai-je précisé que les jumeaux sont des gamins de onze ans ? Bref, ça va être chaud. Je ne gâche pas le suspense en vous disant qu'à partir de l'épisode 6, on fait un bond dans le temps, quatre ans se sont écoulés. On le voit dans le générique alors ne venez pas chouiner. Donc quatre ans, Thor (qui est devenu un super-bishô** soit dit en passant ^^) est désormais le chef incontesté du cercle ocre. Le souci c'est qu'un clan qui ne respecte absolument pas les règles en vigueur se décide à prendre le pouvoir en commençant par faire sa fête au cercle de la nuit.
Mon avis :
La première chose qui frappe agréablement c'est la qualité de l'opening qui est original et plaisant. C'est devenu tellement rare dans la japanim' d'aujourd'hui que lorsque ça arrive, il ne faut surtout pas se gêner pour le souligner. Toutefois, l'ending est à pleurer tant il peine à se démarquer de la soupe j-pop habituelle. On ne peut pas tout avoir...
La seconde chose qui m'a interpellée c'est l'animation toute pauvrette. Je sais que le manga date de 93 mais cet anime a été produit en 2006 boudu ! Pas la trace de l'ombre d'un bout de 3D, tout est à l'ancienne. Je ne suis pas partisane de la 3D à tout prix mais honnêtement, vu le sujet, il y avait matière à utilisation.
Le chara-design (très inspiré de Yûki pour les jumeaux) est lui aussi old-school. Et tant qu'on y est - c'est rigolo et sans intérêt - le chef des enfants sauvages ressemble furieusement à Frédéric, le chanteur de Cynthia ou le rythme de la vie. Certes, les moins de vingt-ans, ceux qui n'ont pas connu feue La Cinq verront cette petite allusion leur passer à des années-lumière de la tête mais y a pas que les petits cons dans la vie. Y a aussi les vieux.
Jyu Oh Sei m'a fait penser par moments à "Sa majesté des mouches" pour le côté "laissons nos instincts primaires de gamins prépubères prendre le dessus et versons joyeusement dans la barbarie". Si vous n'aviez pas lu la petite fiche technique que je me suis donné un mal de chien à faire, c'est pas la super-ambiance de folaï. Au contraire, ça tombe comme des mouches, surtout dans les derniers épisodes tant et si bien que ça fait penser à un autre shôjo emblématique des années 90 X-1999 de Clamp (à ce propos, toujours pas de tome 19 à l'horizon. C'est un peu l'arlésienne de la mangasse) où il s'agit de ne pas trop s'attacher à un personnage voire, de manière générale, ne pas être à deux doigts de tourner le gaz.
Outre l'arrière-plan militaro-politico-sf de cet anime, ce qui frappe, c'est la cruauté du destin qui frappe chacun des protagonistes ajouté au darwinisme à fond les ballons : seuls les plus forts survivent.
Difficile de parler plus avant de l'intrigue sans vous gâcher toute l'histoire. Sachez seulement que c'est un grand match nature contre culture qui se joue et qu'il y a pas mal de dégâts collatéraux.
Si vous aimez les histoires avec leur lot de tragédies, trahisons, dilemmes atroces, de romances contrariées, Jyu Oh Sei devrait vous plaire énormément.
* Bishô -> Bishônen ou beau garçon littéralement.
** Super-bishô -> Super beau-gosse, quoi.
Par mapo, Mercredi 30 Janvier 2008 à 00:01 GMT+2 dans Mangasse et Japoniaiseries (article, RSS)






