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Honey & Clover I

Article publié initialement le 4 août 2006. Les plate-formes bloguesques étant ce qu'elles sont, ce billet est bizarrement passé à la trappe au début de l'année. Encore heureux que mon disque dur garde trace de beaucoup de choses...
Cela faisait longtemps que j’entendais parler de cet anime un peu partout mais il n’avait jamais retenu mon attention. Il y a des jours, on est con parfois. Après avoir regardé le premier épisode d’un œil distrait, j’ai plongé dans le côté obscur de l’otakisme en m’enquillant toute la série en l’espace d’une douzaine d’heures environ. Ca m’a coûté l’estime de mon Cher et Tendre, une bonne nuit de bon dodo réparateur mais je ne regrette rien. Ca valait vraiment le coup.

Année de production : 2005
24 épisodes
Studio : J.C. Staff
Pas encore - officiellement - licencié pour la France (mangas-arigatou est votre ami)
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Morita, Mayama et Takemoto vivent dans une maison en bois délabrée (qui fait vachement penser à la pension des Mimosas d'ailleurs) à Tokyo et sont étudiants dans une école d'art. Morita et Takemoto tombent instantanément amoureux de Hagu, la protégée de l'un de leurs profs, Hanamoto, une espèce de petite chose blondasse ultra-douée. De son côté, Mayama est raide de Rika chez qui il se fait la main et de l'argent de poche en attendant son diplôme mais cela semble sans espoir. Rika vit en effet dans le souvenir de son mari disparu (encore Juliette je t'aime / maison ikkoku). Il a beau savoir que la jolie Yamada soupire après lui, rien n’y fait.

Alors vi, il y a surtout des histoires d'amour dans Hatchikuro mais c'est également une série sur la difficulté de devenir adulte, celle de devoir questionner ses choix de vie dans tous les sens du terme et qu'accompagnent souvent doute et désespoir. Le ton est doux-amer voire mélancolique. On passe souvent du rire (Moritaaaaaaaaa XD) aux larmes (pauvre Yamada ;_; dans un même épisode.

Ce qui est assez bizarre, c'est que le temps y passe très vite mais que les relations entre les personnages semblent stagner. Elles sont faites de petits pas, tout comme dans la vraie vie ce qui empêche de s'agacer de la lenteur du truc. Je précise que ça n'a rien à voir avec le shôjo de base où ils mettent 20 tomes à se tenir la main. Nan, c'est beaucoup plus réaliste que ça.

Techniquement, c'est vraiment joli avec des couleurs pastel et des décors à l'aquarelle un peu flous qui participent à l'atmosphère douce-amère. Je me suis faite au chara-design (c'était surtout celui du manga qui me rebutait) que je trouve vraiment beau maintenant. Les openings sont vraiment originaux et j'ai fini par apprécier la voix criarde de Yuki qui colle parfaitement aux images. La musique est ma-gni-fi-que tout comme les différentes insert songs de chaque épisode.

Le seul reproche que je ferai l'oeuvre (mais bon, ça tient à la mangaka. Au fait, le manga sortira on ne sait pas quand mais ce sera chez kana), c'est le chara-design de Hagu. Elle a dix-huit ans au début de l'histoire mais elle est représentée comme une gamine pré-pubère. Ca fait franchement limite lolicon (= lolita complex) et ça n'a aucune justification.

En bref, un accro pur et dur de shônen n'y trouvera pas son compte mais les autres, ceux qui ont apprécié Fruits basket par exemple, qui aiment rire et pleurer en l'espace de quelques minutes, qui ne sont pas allergiques au trio romance-humour-quête existentielle, vous devriez me remercier à genoux.

 

 

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Vos commentaires

1 Le Mardi 18 Septembre 2007 à 08:51 GMT+2, par Lara aka Miss Tagada

Et la saison 2 alors? Tu l'as vue ? T'en penses quoi ?

2 Le Mardi 4 Decembre 2007 à 13:23 GMT+2, par Louloute

Qu'est-ce que tu deviens Mapo? Ca fait longtemps qu'on ne te voit plus!
Bibis

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