Honey & Clover I
Année de production : 2005
24 épisodes
Studio : J.C. Staff
Pas encore - officiellement - licencié pour la France (mangas-arigatou est votre ami)
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Morita,
Mayama et Takemoto vivent dans une maison en bois délabrée (qui fait
vachement penser à la pension des Mimosas d'ailleurs) à Tokyo et sont
étudiants dans une école d'art. Morita et Takemoto tombent
instantanément amoureux de Hagu, la protégée de l'un de leurs profs,
Hanamoto, une espèce de petite chose blondasse ultra-douée. De son
côté, Mayama est raide de Rika chez qui il se fait la main et de
l'argent de poche en attendant son diplôme mais cela semble sans
espoir. Rika vit en effet dans le souvenir de son mari disparu (encore
Juliette je t'aime / maison ikkoku). Il a beau savoir que la jolie
Yamada soupire après lui, rien n’y fait.
Alors vi, il y a
surtout des histoires d'amour dans Hatchikuro mais c'est également une
série sur la difficulté de devenir adulte, celle de devoir questionner
ses choix de vie dans tous les sens du terme et qu'accompagnent souvent
doute et désespoir. Le ton est doux-amer voire mélancolique. On passe
souvent du rire (Moritaaaaaaaaa XD) aux larmes (pauvre Yamada ;_; dans
un même épisode.
Ce qui est assez bizarre, c'est que le temps y
passe très vite mais que les relations entre les personnages semblent
stagner. Elles sont faites de petits pas, tout comme dans la vraie vie
ce qui empêche de s'agacer de la lenteur du truc. Je précise que ça n'a
rien à voir avec le shôjo de base où ils mettent 20 tomes à se tenir la
main. Nan, c'est beaucoup plus réaliste que ça.
Techniquement,
c'est vraiment joli avec des couleurs pastel et des décors à
l'aquarelle un peu flous qui participent à l'atmosphère douce-amère. Je
me suis faite au chara-design (c'était surtout celui du manga qui me
rebutait) que je trouve vraiment beau maintenant. Les openings sont
vraiment originaux et j'ai fini par apprécier la voix criarde de Yuki
qui colle parfaitement aux images. La musique est ma-gni-fi-que tout
comme les différentes insert songs de chaque épisode.
Le seul
reproche que je ferai l'oeuvre (mais bon, ça tient à la mangaka. Au
fait, le manga sortira on ne sait pas quand mais ce sera chez kana),
c'est le chara-design de Hagu. Elle a dix-huit ans au début de
l'histoire mais elle est représentée comme une gamine pré-pubère. Ca
fait franchement limite lolicon (= lolita complex) et ça n'a aucune
justification.
En bref, un accro pur et dur de shônen n'y
trouvera pas son compte mais les autres, ceux qui ont apprécié Fruits
basket par exemple, qui aiment rire et pleurer en l'espace de quelques
minutes, qui ne sont pas allergiques au trio romance-humour-quête
existentielle, vous devriez me remercier à genoux.
Par mapo, Jeudi 13 Septembre 2007 à 21:50 GMT+2 dans Mangasse et Japoniaiseries (article, RSS)






