Dexter
Origine : Etats-Unis
Episodes : 12
Année : 2006
Diffusion US : Showtime (câble)
Diffusion France : Canal + (mai 2007)
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L'histoire : Le jour, Dexter Morgan travaille pour la médecine légale de Miami. Sa spécialité, son dada, son truc en plumes, c'est le sang. Sur les scènes de crime, il étudie comment il s'étale, comment il est projeté et en tire hypothèses voire conclusions dans le meilleur des cas. Le jour, c'est le sang. Et la nuit aussi. Parce que Dexter a une petite manie qu'il a énormément de mal à réprimer. Il est un tantinet serial killer. Adopté à trois ans par un flic, c'est ce dernier qui lui a appris à contrôler ses pulsions en voyant que le fiston avait de sacrées dispositions dans le dépeçage d'animaux domestiques. Massacrer oui mais seulement ceux qui le méritent.
Dexter poursuit son petit bonhomme de chemin en mentant à tout le monde et pas seulement sur ses activités nocturnes. Ce charmant jeune homme en apparence passe son temps à nous dire sur tous les tons qu'il ne ressent rien. Comment évoluer en société qu'on en maîtrise pas les codes fondamentaux ? Comment mimer la compassion quand on est incapable de la ressentir ? C'est ce à quoi Dexter s'applique avec plus ou moins de bonheur. Evidemment, un grain de sable va se glisser dans cette vie parfaitement réglée (Dexter n'est pas exactement le genre de types à aimer le désordre) : un tueur qui ne laisse aucune trace du sang de ses victimes. On dirait que notre "héros" a un concurrent...

Tirée d'un roman de Jeffrey Lindsay, cette mini-série est un véritable petit bijou d'humour noir et de monstruosité. Les scénaristes ont privilégié la technique de la voix-off afin de créer une véritable proximité avec Dexter. Le but, c'est d'intéresser le téléspectateur à son sort, de l'accrocher, de le faire trembler lorsque le "héros" risque d'être démasqué. Et ça marche !
L'humour noir, c'est l'effet de distanciation créé par les remarques de Dexter, aussi plates que des considérations sur la météo alors qu'il est en train de massacrer quelqu'un (un méchant mais quand même) ou qu'il répond ou agit à des années-lumière de la plaque lors d'une situation sociale tout à fait banale.
La monstruosité vient du fait qu'il ne faut pas le cacher aux âmes sensibles, Dexter est une série très gore : ça gicle, ça tronçonne, ça découpe, ça torture. A ne pas mettre devant tous les yeux donc... et de la fin qui laisse un goût amer dans la bouche. Evidemment, je ne vous en dirai pas plus.
Servie par des acteurs excellents (Michael C. Hall déjà bluffant dans Six Feet Under, des rescapés du cultissime Oz : Lauren Vélez, David Zayas qu'on a du mal au début à dissocier de son rôle d'ordure finie...), Dexter arrivera en France le 17 mai sur Canal. Si vous n'avez pas comme moi la chance d'avoir un cousin américain (hin, hin) et que vous possédez un décodeur, vous vous en donnerez à coeur joie.
Pour finir, voici le générique de début de la série qui est une petite merveille dans le genre "tous nos actes, même les plus banals, ont une part de monstruosité".
Par mapo, Lundi 30 Avril 2007 à 20:35 GMT+2 dans Télé Y (article, RSS)






