Rahxephon
Type : Evangelion-like
Créateur : Studio Bones
Année : 2001
Série télé en 26 épisodes
Coffret "intégrale" chez Dybex
Opening : Maaya Sakamoto - Hemisphere
Ending : Ichiko Hashimoto et Mayumi Hashimoto - Yume no Tamago
Et aussi :
Manga en deux volumes chez Generation Comics (gardez plutôt vos sous)
Un film : Pluralitas Concentio (on en causera plus tard)
Une OAV : Rahxephon - Interlude (idem)
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L'histoire : Ayato Kamina est un lycéen banal dans une mégalopole banale (Tokyo) avec des amis banals. Voilà. A part le fait que sa mère n'est jamais là et que sa grande passion semble être la peinture, rien à signaler. Sauf qu'un jour, c'est la cata : Tokyo est envahie par des robots extra-terrestres et Ayato est pris en chasse. Il finit par accepter de suivre une jeune femme qui le surveillait à la trace depuis quelques temps. Pour atterrir sur... la Terre.
Ayato apprend qu'il vivait jusqu'alors sur ce que les terriens appellent Tokyo Jupiter et qu'il n'est plus en 2012 mais en 2024 (le temps s'écoulait moins vite chez lui) et surtout, qu'il est un mullien.
Le peuple de Mu au sang bleu qui vit sur Tokyo Jupiter est le grand satan des terriens au sang rouge. Il envoie des robots appelés Dolem histoire de bien enquiquiner son monde. C'est pourtant un autre artefact mullien, que seul Ayato peut piloter (ben voyons), Rahxephon qui va pouvoir combattre efficacement les Dolem. Et hasard incroyable, l'on apprend que la mère d'Ayato est le général en chef des forces mulliennes.
On présente Rahxephon comme un evangelion-like (dont je parlerai dès que la version "renewal" sortira enfin chez nous histoire de marquer le coup) et c'est tout à fait mérité : parent hostile qui commande des forces armées, "robot géant" à l'image de Dieu piloté par un Elu, jeune fille mystérieuse liée à l'organisation... Y a même un plan où l'on voit Rahxephon hurler à la pleine lune, tout comme l'EVA-01!
Alors qu'Evangelion développait les thématiques judéo-chrétienne et psychanalytique jungienne, Raxhephon se concentre sur la mythologie maya et les arts (la musique, la peinture et la littérature). C'est sympa, très même mais bon, je préfère Eva, son héros tellement plus humain qu'Ayato (mais qu'est-ce qu'il a donc à positiver à fond les ballons tout de suite après qu'une merde lui est tombé dessus ?), ses questionnements, sa profondeur et sa fin ouverte qui certes soulevait des questions mais la série avait le potentiel en elle pour y répondre.
Et la fin de Rahexphon ? Elle détonne quelque peu dans le paysage de l'animation japonaise de ces dernières années mais elle à son charme. Et surtout, pour ceux qui n'aiment pas particulièrement les anime prises de tête, la majorité des questions trouvent leur réponse sans effort hypothético-déductif intense.
Techniquement, à part un épisode en deçà, rien à dire : c'est très propre autant au niveau des chara et mecha designs que de l'animation Et de l’intégration 3D.
Au final, Raxhephon est une série onirique (alors qu'Eva, se positionnait plutôt - allez lâchons le mot - sur le métaphysique), agréable à regarder, moins à entendre (j'aime pas la musique, question de goûts), relativement facile à comprendre mais pas inoubliable. A voir et apprécier, d'accord. A y revenir et disserter dessus ? Je ne crois pas.
Par mapo, Mercredi 21 Mars 2007 à 11:41 GMT+2 dans Mangasse et Japoniaiseries (article, RSS)






