Trois jours chez ma mère de François Weyergans
J'ai lu dans une interview que Weyergans se réjouissait d'avoir obtenu le Goncourt 2005 car ce prix lui permettrait de toucher un lectorat qui jusqu'alors, ne connaissait même pas son nom. J'avoue faire partie de ce lectorat et je confesse également que la lecture de Trois jours chez ma mère ne m'a pas donné envie de m'en souvenir.
L'histoire... ben c'est un mec qui veut aller passer trois jours chez sa mère mais qui reporte tout le temps. François Weyergraff est écrivain et depuis cinq ans, n'arrive pas à écrire. Résultat : il déprime et voit plus d'huissiers que d'amis. Quand sa mère l'appelle, c'est pour lui demander quand il daignera enfin descendre en Avignon la voir.
Ce petit résumé est relativement compréhensible. Lui. En effet, le récit part dans tous les sens, concentrant tous les clichés germanopratins (tromper allégrement sa femme avec des jeunes femmes, musarder dans de jolies librairies, voyager, se prendre la tête, étaler sa culture comme la rillette sur le Poilâne). A tel point d'ailleurs qu'à certains moments, on se demande si ce serait pas fait exprès, des fois. Le narrateur passe d'un sujet à l'autre, un peu comme un petit vieux en phase de sénilité avancée.
C'est d'autant plus dommage que j'ai trouvé les dernières pages vraiment bien écrites. Toutefois, ça ne rattrape pas la désastreuse impression que j'ai eue de l'auteur et de son livre : un machin bavard et pas franchement intéressant, du moins, de mon point de vue.
Les seuls avantages ? Je n'ai pas mis de sous dedans puisqu'on me l'a prêté (merci Marcelle) et j'ai appris ce qu'était un soucouriou (quoique... après recherche rapide sur le net, impossible d'en savoir plus sur la bestiole...). C'est un peu maigre comme bilan.
Par mapo, Mercredi 23 Aout 2006 à 22:53 GMT+2 dans A lire... ou pas (article, RSS)






