Dites bonjour à mon nouvel ami !
En parcourant le blog d'Hélène, je suis tombée sur un billet causant de ce qui était censé être Zi Anticernes. Vu le commentaire enthousiaste et ayant tout plein de temps et d'argent à dépenser (enfin, façon de parler) : zou, aux galeries !
Parce que les produits M.A.C. ne se vendent pas au tout venant. Si vous espériez aller au Marionnaud du coin voir au carrouf (ben quoi, le mien vend du make up for ever, alors) pour trouver votre bonheur, c'est râpé. Nan madame, soit vous devez courir aux boutiques dédiées à la marque, soit vous rendre dans ce qui est un peu mon cauchemar : le corner dans le grand magasin.
Je ne suis jamais très à l’aise dès lors qu’il s’agit de quémander de l’information à un vendeur que j’imagine tout de suite ultra-snob. Et puis j’aime bien l’idée du « je prends, j’achète et qu’on vienne pas m’emmerder ». C’est pour ça que j’envoie la plupart du temps balader toute force commerciale qui fond sur moi, toutes dents dehors, avec un mielleux « je peux vous aider ? ». Et ça, c’est le genre de choses impossibles dans un corner, le représentant de la marque, digne comme Tartempion, trône derrière son comptoir-tour de contrôle et ne perd pas une miette de ce qui se passe autour de son territoire. La plupart du temps, il a l’air de s’emmerder grave mais il ne se départit jamais de son air anti-L’Oréal soit « toi, tu ne le vaux pas bien du tout ».
En l’espèce, j’ai eu de la chance : la vendeuse/maquilleuse était une petite jeune fille au look un peu gothique qui avait l’air gentille comme tout. Pour le coup, ça me casse mon grand principe mais elle avait quand même l’air de s’emmerder grave. Ouf, la démonstration n’est pas complètement à l’eau.
Perplexité devant l’étal : il y a vingt mille teintes ! Du coup, bien obligée d’appeler à l’aide. Me voilà donc en train d’expliquer que vu que j’ai réussi à perdre mon teint d’endive habituel mais que je redeviendrai cachet d’Aspro dès septembre (et que je repasserai donc à la caisse), je ne voyais pas trop quelle couleur pouvait m’aller. Verdict : le nc 30. Quelque chose me chiffonne, je le trouve vachement plus foncé sur la photo qu'en réalité. A vrai dire, M.A.C. semble lui-même s'emmêler les pinceaux car, lorsqu'on fait un saut de puce sur le fond de teint conseillé, la même teinte a priori, l'on a droit à ça. Alors, c’est moi ou bien ?
Bref, je l’ai essayé ce matin après l’avoir laissé toute la nuit en compagnie des œufs du frigo parce qu’il avait super chaud. J’ai eu très peur en lisant la petite notice (oui, il y a une notice, avec « anticernes » écrit en quatre langues et la composition du machin que personne ne sait de quoi il retourne. C’est qu’ils sont pro, chez M.A.C.). Je vous livre la raison de mon effroi « ne pas appliquer près des yeux ».
Avouez que ça pose là comme recommandation pour un anticernes, un truc dont on se tartine joyeusement le contour des yeux, je le rappelle à tout hasard. Que la première qui ne s’est jamais rentré du produit dans l’œil lève la main.
Effroi donc. Que va-t-il m’arriver si le pire advient ? Les yeux qui se décomposent et pourrissent, qui coulent de mes orbites rougies par la peur et la douleur ? Le seul avantage, c’est qu’on peut faire figurant dans un film de Romero, on a le profil parfait.
Après une journée à m’être baladée dans les rues de Paris avec ma face hâlée et mes gambettes lavabo (l’autobronzant est contre ma religion. J’assume ma non-bronzitude, moi), je dois avouer qu’Hélène avait raison. Ca tient très bien alors qu’il y avait un cagnard à crever, il ne file pas dans les petites ridules autour des mirettes. Le seul truc, c’est que je le trouve un peu foncé pour mes cernes à moi. J’étais tellement contente d’être tombée sur une vendeuse gentille que je n’ai même pas contesté son choix. Bah, le plus dur est fait, je reviendrais en septembre faire ma bêcheuse au stand vu que maintenant, je suis rôdée (et que leurs produits m’ont l’air pas mal du tout. Ca me donne presque envie de mettre du fond de teint).
Je regarde mon bon vieux crayon agnès b. (dispo en deux teintes, ça change pour le coup du festival M.A.C.) et je me demande encore comment j’ai pu rester fidèle autant d’années à ce machin. A sa décharge, ça fait trois ans que j’ai l’actuel hôte de trousse de toilette et il n’a jamais viré.
Bon, c’est pas tout ça mais je dois retourner pacser mon nouvel ami avec les œufs du frigo. Il n’aime décidément pas la chaleur.Par mapo, Vendredi 14 Juillet 2006 à 23:28 GMT+2 dans Queen of the superficial (article, RSS)






