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Petite sociologie des transports parisiens au petit matin

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Il y a quelques jours, j'ai effectué le combo métro-RER un jour de semaine à six heures du matin.

C'est dingue comme le profil des passagers change d'une heure à l'autre.

D'habitude, je me transbahute sur mon lieu de torture (ben vi "travail" vient de "trepalium" = instrument de torture. C'était notre instant culture générale) aux alentours de 7h30-8h30. Le royaume des cadres moyens et cadres sup', des employés de bureau. C'est pomponné, ça sent souvent le parfum plus ou moins agréable pour les narines délicates, ça lit Libé pour les étudiants et le Figaro pour les messieurs très importants qui voteront Sarko en 2007.

Ben à six heures mes enfants, c'est pas du tout la même ambiance. C'est pas que je ne le savais pas, je ne vis pas dans une bulle (ha, ha) mais c'est frappant. D'abord : y a personne, pas besoin de se battre pour avoir une place. De plus, ce sont des gens très simples. Ca se voit aux vêtements, à la couleur de la peau, aux lectures, quand il y en a (Paris Turf et France Soir). C'est le monde des ouvriers, des petites mains, des dames qui vont ou reviennent nettoyer des immeubles entiers de bureaux, des vigiles qui ont veillé toute la nuit. Le métro est aux mains de ces gens épuisés qui dorment, la tête collée à une vitre sale, qui peinent à se lever quand la station où l'on doit descendre est arrivée.

Aux aurores, les petites gens. Le début de matinée appartiennent aux hautes sphères du salariat. Et pourtant, on trime tous autant et on souvent jamais assez d'argent pour tenter d'adoucir la grisaille de la vie.

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All the old dudes...

Rassemblement de vieilles gloires (Tom Petty sans ses Heartbreakers - Jeff Lynne sans son Electric Light Orchestra et Prince sans sa New Power Generation) pour chanter au coin du feu une reprise du mythique "When My Guitar Gently Weeps" du Beatle Harrisson. D'ailleurs, je me demande si le petit jeune entre Petty et Lynne ne serait pas son fils. Il lui ressemble de façon frappante.

Le grand intérêt de la chose, c'est quand même la prestation de Prince. Mon Cher et Tendre étant un fanboy absolu du Nain Pourpre, c'est surtout pour lui que j'ai eu envie de partager cette vidéo. Quand même, impressionnant, non ? Et dire que j'ai jamais pu aller plus loin que le sol sur une guitare...

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Trop pas de chance

Rien de tel que de s'énerver après le dîner histoire de faciliter la digestion.

L'objet de mon agacement est le flot de critiques qu'essuie aux Etats-Unis Michael J. Fox (le petit gars de Retour vers le Futur et de Spin City) atteint de la maladie de Parkinson qui s'est déclarée chez lui avant ses quarante ans.

Monsieur fait des spots pour soutenir une candidate démocrate en causant des cellules-souches. Ouh là, que c'est mal ! Faut souffrir en silence et crever dignement (sans faire de bruit quoi) mon petit bonhomme. Et puis causer d'une telle horreur - l'utilisation des embryons humains surnuméraires et de leur utilisation pour soigner - ça va pas la tête ? On est dans le pays où le créationnisme (Dieu qui créé le monde en six jours et qui siffle une bière le dimanche en regardant "jour de foot") est en passe de détrôner la théorie du darwinisme quand même ! Tu as un Parkinson ? Trop pas de chance : c'est que Dieu l'a voulu pour toi. Alors maintenant, t'es mignon et tu endures sans faire de bruit.

Je vous laisse juge de la haute teneur en subversion du spot en question. Mais pensez à lire les commentaires si vous cliquez sur la vidéo. Certaines sont tout bonnement incroyables de mesure et de bon sens...

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Parole de flic

Les flics, on sait ce que c'est : des quasi-analphabètes jouant aux Lucky Luke plus souvent qu'à leur tour, bourrés dès 11 heures du mat', racistes, homophobes. Bref, la caricature du beauf qui votera Sarko des deux mains en 2007. De la bonne grosse caricature comme je la hais.

Si vous êtes malgré tout allergiques au bleu marine (c'est vrai qu'il y a plus fun comme couleur), je vous conseille une lecture salutaire.

Police démontre qu'il existe des flics humains. Des flics sensibles à la misère humaine alors qu'ils ont le nez dedans du matin au soir. Des flics capables d'écrire des textes incroyablement forts et tristes qui font mieux comprendre leur quotidien. On se sent admiratif devant la force morale et physique que ce travail demande. Et un peu con également vu que l'auteure (oui, c'est une dame) n'hésite jamais à pointer nos petites bassesses de petites gens bien comme il faut. Une saine lecture en somme.

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Make love, not Warcraft

J'adore South Park bien qu'il soit désormais de bon ton de dénigrer la série qui serait devenue un parangon de la subversion plan-plan. Tout ça parce que ça fait dix ans qu'elle est diffusée...

L'épisode que je vous propose est tout beau tout frais de quelques semaines et fera plaisir à tous les no-life de la terre vu qu'il s'agit d'une ode à leur condition. Un no-life, c'est (généralement) un mec qui passe sa vie devant son écran à taillader joyeusement de l'orc pixellisé comme dans l'histoire de ce soir ou se farcir tout aussi joyeusement la gueule de pruneaux dans CC Source.

World of Warcraft (WoW pour les intimes) est le jeu en ligne le plus prisé de par le monde. C'est d'ailleurs plus qu'un jeu, c'est un MMORPG comme l'affirment doctement à plusieurs reprises Stan et Cartman. "C'est quoi donc ?" se demande celui qui a une vie. Cet acronyme signifie Massive Multiplayer Online Role Playing Game. Oui, tout ça. Pour résumer, vous faites parties d'un jeu de rôle virtuel où vous associez ou entretuez avec d'autres joueurs que vous ne connaissez pas.

Il semblerait que pour l'épisode qui nous intéresse, Blizzard, le studio de développement qui produit WoW (et a sorti ces petites merveilles que sont Diablo, Warcraft et Starcraft qui m'ont fait perdre pas mal d'heures de sommeil réparateur) ait participé à l'animation de la bête.

Je vous laisse en jugez sur pièces si du moins vous n'êtes pas Français (private joke inside the eppy).

Enjoy donc Make Love not Warcraft (en vostf pour les quiches en anglais).

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Et on upgrade

Ben oui, pour les deux du fond qui n'étaient pas au courant, la version 2.0 de Firefox est sortie et vous pourrez la télécharger ici.

Au menu entre autres, un correcteur orthographique pour les quiches en français, un filtre anti-phishing et une meilleure gestion des flux rss.

Deux nouveautés ont particulièrement retenu mon attention. La première concerne la gestion des crashes (ben oui : quand firefox plante - car ça lui arrive malgré ce que tente de nous faire croire les adorateurs du renard de feu - c'est quand même un tantinet rageant de devoir chercher dans l'historique et rouvrir les vingt onglets que l'on consultait simultanément. Coutumière de la chose, je sens que je vais moins m'énerver devant mon écran.

La seconde porte sur l'esthétique de la chose. En bonne pétasse consumériste - copyright Alain Soral - que je suis (enfin, en l'espèce c'est gratuit mais on se comprend), j'avoue être très sensible à la chose. D'accord, firefox 1.0 puis 1.5 se prenaient moins pour des passoires que explorer mais qu'est-ce que c'était laid ces énormes icônes façon playskool ! Là mes enfants, c'est quand même 'achement plus classieux. Je ne sais pas ce que vous en dites mais moi, je suis conquise.

Et vous, que pensez-vous de la bête ?

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Ne quittez pas, nous allons prendre votre appel...

Découvert par hasard en furetant sur le net, "Un problème" est une excellente surprise.

Le postulat de départ est tout bête - un type (aux faux airs de Peter Krause, si vous voulez mon avis) dont le moniteur a lâché, appelle sa hotline - mais efficace et la fin est assez surprenante.

De plus, l'utilisation de Ame no Waltz, titre pas super connu de l'excellentissime Yoko Kanno (cette compositrice oeuvrant surtout dans l'animation sait absolument tout faire) est un gage de qualité.

Enjoy ^^

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Le rap du fond du trou

Pour les deux qui ne connaîtraient pas, voici Kamini, jeune homme élevé à Marly-Gomont, un patelin au fin fond de la Picardie.

Ceux qui comme ma mère ont grandi dans un lieu même pas répertorié sur la carte de France (Lacombe du Sault du côté de Carcassonne pour ma chère génitrice), ceci est pour vous.

Tout ce que vous avez dû endurer (du grand rien entouré de patûres ou de collines, la mobylette comme seul moyen de transport pour aller à la ville se faire soigner ou acheter le minimum vital en attendant les passages des fourgonnettes du boucher et du boulanger), Kamini en cause, et il en cause très bien. Avec beaucoup de dérision et un peu de fiel. Le monsieur étant un tantinet noir, vous vous doutez bien qu'il en a entendu parler, surtout en primaire où on le sait tous, les petits nenfants sont des anges. Surtout entre eux.

Alors check this out comme on dit chez les vrais rappeurs.

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American Gods de Neil Gaiman

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Neil Gaiman est un ex-critique rock (il a commis une biographie de Duran Duran dans ses jeunes années ^^) anglais devenu scénariste de comics (Sandman pour ceux qui connaissent) puis écrivain et aujourd'hui expatrié à Minneapolis. J'avais lu son premier bouquin, qu'il avait co-écrit avec Terry Pratchett Good Omens - De bons présages qui m'avait bien plu malgré un plagiat éhonté d'une de mes nouvelles écrites à 16 balais Twisted Evil Bon, je leur pardonne d'autant plus que Gaiman est décidément un homme de goût : c'est lui qui s'est chargé de l'adaptation anglaise de Princesse Mononoke ^^

American Gods a raflé quantité de prix. Et c'est mérité.

Le pitch : Ombre sort de prison après trois longues années. Il est content : il va retrouver sa tendre épouse et son meilleur ami qui lui a promis qu'il retrouverait sa place dans sa salle de gym. Sauf que (ben oui, sinon il n'y aurait pas d'intérêt), Ombre est libéré trois jours avant la date prévue. Et pour cause, sa femme et son meilleur ami sont morts dans un accident de voiture. A vrai dire, et pour parler trivialement, Madame la tendre épouse avait le pénis de Monsieur le meilleur ami dans la bouche au moment du drame.

Forcément, ça mine. Ca mine et ça intrigue lorsque la personne assise à côté de lui sait parfaitement ce qui lui arrive. Le passager se fait appeler Voyageur et lui propose de travailler pour lui. Ce que Ombre finira par accepter. Sauf que (eh oui, encore, sinon ça n'a toujours pas d'intérêt ^^), notre pauvre garçon va se retrouver embringué dans une guerre sans merci que se livrent anciens et nouveaux dieux pour régner sur les Etats-Unis.

J'ai adoré ce roman qui est bâti sur un postulat très intéressant. Dans la mesure où les dieux sont plus ou moins des créations humaines, ils finissent par exister et à gagner en puissance dès lors que l'on croit suffisamment en eux. Et ces dieux ne sont pas attachés à une seule terre car lorsque des émigrés arrivent aux Etats-Unis, ils emmènent avec eux leurs croyances. Leurs dieux finissent ainsi par exister dans de nouvelles contrées. Les Etats-Unis sont alors l'endroit rêvé puisqu'ils concentrent en un seul lieu différentes ethnies (Amérindiens, Noirs déportés d'Afrique de l'ouest pour servir d'esclaves, Irlandais, Slaves...). Malheureusement pour ces dieux arrivés en même temps que les premiers immigrants, ils finissent par se voir concurrencer par de nouvelles idoles : la télévision, la mégalopole, internet... Autant de petits nouveaux qui veulent avoir leur part du gâteau de la divinité. Enfin, d'avoir le gâteau pour eux tous seuls.

American Gods a mérité la flopée de récompenses qu'il a obtenu : il est bien écrit, haletant et considérablement documenté (sur l'histoire des Etats-Unis et celles des différents dieux exportés vers l'Amérique). Que du bonheur.

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Un elefant, ça (se) trompe (pas) énormément

Je sais : vous êtes malheureux "bouh, mapo n'a même plus le temps de nous écrire des billets débilitants sur des sujets ridicules, je suis triste".

Séchez vos larmes : certes je ne peux malheureusement pas pour le moment être aussi active que je le souhaiterais sur ce fichu bloug mais je vais essayer de m'astreindre à écrire - au moins - des petits mots histoire que vous ne m'imaginiez pas bouffée par le chat depuis trois semaines.

Aujourd'hui, je souhaiterais vous faire découvrir un groupe que j'ai moi-même repéré au détour d'une playlist sur radioblog.com.

Elefant est un groupe de indie-rock américain (ça devrait plaire à Tagada aka mon sponsor officiel et à Tornade) dont le chanteur d'origine argentine est plutôt carrément pas mal de sa personne.

Mais calmons-nous. Le principal chez Elefant, c'est sa musique. J'ai écouté quelques morceaux de leur premier album au titre qui se pose là Sunlight makes me Paranoid. Et je dois dire que c'est du très très bon. J'ai un petit faible pour Bokkie que je veux absolument vous faire écouter.

Je ne sais pas vous mais ça me rappelle vaguement Interpol (soit "je suis le fils spirituel de Ian Curtis") et The Killers (soit "on est peut-être ricains mais on sait faire des reprises de Morrissey tip-top").

Enjoy et n'hésitez pas à donner votre avis les zenfants !

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Time's running out comme dirait l'autre

Plus ça va, plus j'ai l'impression de n'avoir le temps pour quoi que ce soit.

Mon travail est un gouffre à énergie. Les journées ne comptent que vingt-quatre heures. J'ai besoin de dix heures de dodo pour avoir le neurone à peu près en état de marche. J'ai une pile de bouquins en retard. Idem pour les films et séries qui s'entassent dangereusement. Je n'arrive plus à trouver le temps de bosser mes concours.

La solution serait de tayloriser chaque tâche histoire de gagner du temps justement afin de pouvoir tout faire. Le seul problème et qu'à court terme, c'est intenable. On a l'impression de se transformer en robot et le goût des choses s'en va petit à petit. C'est le meilleur moyen de se déhumaniser.

Si quelqu'un a une solution au manque de temps, qu'il me fasse signe.

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Calinous gratos

C'est pas encore ce billet qui vous élévera intellectuellement mais je voulais vous faire partager cette vidéo qui m'a vraiment fait sourire et plaisir.

Certes la musique genre (encore plus) mauvais Nickelback est tout à fait dispensable mais la vidéo se suffit à elle-même.

Comme quoi, il n'y a pas besoin de faire le con en risquant sa vie à la "jackass" pour plaire aux gens.

Je vous laisse apprécier.

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En roue libre

Alors que je trouve enfin un moment pour vous causer dans le LCD, c'est malheureusement pour râler.

Si j'écris à cette heure-ci de la journée, c'est pour la simple et bonne raison que je suis bloquée chez moi, en attendant une équipe d'ouvriers chargée du ramonage. Qui ne vient pas.

Tous ceux qui ont dû recevoir chez eux des techniciens savent à quel point cela peut être crispant. On se lève aux aurores histoire de ne pas rester coincé dans la salle de bain au moment où retentit la sonnette. Parce qu'en général, les messieurs (jamais vu de dames pour ce genre de boulot) ne sont pas patients. Ils sonnent une fois, ça ne répond pas alors on passe à un autre appartement.

Je suis donc sur le pied de guerre depuis huit heures ce matin à attendre des ouvriers. Qui ne veulent décidemment pas se montrer.

Evidemment, ni le gardien, ni le bailleur n'en savent plus que moi. Moi qui ronge de plus en plus mon frein et commence à m'énerver toute seule. J'ai dû prendre une ARTT alors qu'une montagne de boulot s'accumule dans mes dossiers. Je m'énerve et me monte des films. Et s'ils ne venaient pas ? Et s'ils ne venaient pas mais mentaient effrontément en disant qu'ils sont bel et bien passés ? Et s'ils mettaient leurs menaces à exécution en me tenant pour responsable en cas de sinistre ? Et si, et si...

Punaise, quand je pense que j'aurais pu aller au cinoche, voir une expo, musarder aux Halles pendant tout ce temps. Ben non, j'attends juste qu'on me sonne.

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Ayé, j'ai trente ans !

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Enfin... techniquement, je les aurai à 20h35 (laissez-moi profiter encore un peu).

C'est bizarre, j'aurais cru que le changement de dizaines m'aurait plus affolé que ça. Finalement, peut-être grâce à mon entraînement spécial (dire tout le temps "j'ai trente ans", histoire de s'habituer), je ne suis pas en train de convulser à l'idée que j'entre véritablement dans l'âge adulte.

A trente ans, on est censé être responsable, mettre des sous de côté, savoir gérer un budget. A trente ans, on est censé s'être reproduit au moins une fois. A trente ans, on passe un cap. La folle jeunesse, c'est terminé maintenant, on rigole plus (le samedi peut-être mais faut voir si on a le temps).

Ce qui est malgré tout difficile à avaler, c'est que mes vingt ans me semblent être très très proches. C'est dur de se dire qu'en réalité, une décennie s'est écoulée. Ca passe incroyablement vite. Demain je serai ménopausée puis collée dans une maison de retraite par des rejetons indignes qui se vengeront ainsi des années de psychanalyse dues à mon inconséquence parentale. Puis, ce sera le tombeau et le lent pourrissement. On fleurira ma tombe de temps à autre puis on se demandera de loin en loin "on a renouvelé la concession de mémé au fait ?". Ca va être bien.

Je me souviens de mes rêves de petite jeune fille de quinze ans, j'aimais à imaginer comment je serai au double de mon âge. Dois-je vraiment préciser qu'à l'époque, ça me semblait être incroyablement loin et que de tout façon, à ce moment, je serai pas loin de la momification (on est con quand on a quinze ans).

Résultat, pas le boulot dont je rêvais (magistrat), pas les enfants (juste un chat, on peut pas dire que ça compte pareil). Seul le Cher et Tendre est là, fidèle au poste... Brun aux yeux verts, comme je me l'imaginais (je jure que ce sera la seule touche de sentimentalisme à deux balles sur ce blog).

Mais finalement, même si mes rêves de jeunesse ne se sont pas réalisés (pour le moment du moins), je suis contente de mon sort. J'aime et suis aimée, je suis entourée d'une famille et d'amis sur lesquels je peux compter. Comme ils peuvent compter sur moi d'ailleurs. J'ai encore du temps devant moi pour me réaliser. Et je peux dire sans crainte que je suis plus épanouie à trente ans qu'à vingt (damned, deuxième touche de sentimentalisme).

Beurk, tout cet égocentrisme me dégoûte. Si vous le voulez bien, le prochain billet concernera la situation politico-économique de la Chine.

Mais quand même, happy birthday to me !

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